NC031
Dent de Saint-Vincent


Year of compilation: 2012

Site description
La Dent de Saint Vincent est l’un des plus hauts sommets de l’île et atteint 1 441 m. Situé sur la côte ouest, entre la Tontouta et Boulouparis, le massif est de nature péridotitique. A l’ouest, il est délimité par la rivière Ouenghi. Au sud, il est largement creusé par la Hwa No, affluent de la Tontouta dont le bassin supérieur constitue avec celui de la Hwa Kwéja, plus à l’ouest, l’essentiel des versants de l’IBA. Les zones de piémonts sont recouvertes d’une végétation anthropisée, de formations arborées secondarisées et d’un maquis de type édaphique dégradé. Comme souvent, les forêts subsistent sur les hauteurs et dans quelques talwegs mais ne recouvrent qu’une très faible proportion de l’IBA. Elles sont fragmentées et isolées des massifs forestiers de la région. Les zones les plus élevées sont pour la plupart recouvertes d’une forêt à Hyménophyllacées, « forêt de mousses », qui constitue une des formations végétales les plus originales de l’île.

Key biodiversity
Cette IBA est une des moins prospectées avec seulement dix points d’écoute de surcroît réalisés à une période, le mois de février, peu favorable à la détection des oiseaux. Il est donc délicat d’analyser les données ornithologiques de cette IBA de manière quantitative. On y a dénombré un total de 30 espèces terrestres natives et une espèce marine, le Pétrel calédonien. Il n’est pas impossible, même s’il n’y a pas été observé que le Pétrel de Tahiti y soit également présent. Parmi ces espèces, 22 ont une répartition restreinte et on y trouve 15 des 19 espèces endémiques visibles sur la Grande Terre. Enfin, on y rencontre 14 sous-espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie. L’intérêt principal de cette IBA est d’abriter avec certitude une colonie importante de plusieurs milliers de Pétrels calédonien. De plus, d’autres zones sont susceptibles, tant par la nature de leur végétation que par les nombreuses observations d’oiseaux en vol, d’accueillir d’autres colonies. Par ailleurs la Dent de Saint Vincent est un site prioritaire pour la conservation des Cagous. En 1992, G. Hunt en dénombrait plus de 40 individus et lors des passages, pourtant très brefs, des auteurs, cet oiseau a été à chaque fois vu ou entendu.

Pressure/threats to key biodiversity
Ce massif a fait l’objet de nombreuses exploitations minières et campagnes de prospection sur l’ensemble de ses versants. Outre le décapage du sol pour son exploitation et l’érosion consécutive, cette activité a généré l’ouverture de nombreuses pistes créant ainsi de nombreux accès au massif utilisables aussi bien par les hommes que par les espèces envahissantes. Elles ont certainement contribué à la propagation des incendies qui ont appauvri les maquis édaphiques de basse altitude et constituent encore une grave menace pour l’intégrité de la végétation. Un sentier permet de gagner le sommet de la dent de Saint Vincent en passant par le lit de la rivière Hwa No, puis de redescendre le long de l’arrête sud qui rejoint le Bwinané. Le sentier bien marqué à la montée est inexistant à la descente. Cela favorise l’errance des randonneurs dont le piétinement met en péril cet habitat de forêt dense humide sempervirente d’altitude très fragile. Sur ce circuit, la présence des espèces introduites est bien marquée à basse et moyenne altitude, et jusque dans la « forêt de mousses » où les cochons marrons ont un impact localement très néfaste sur un habitat forestier très fragile. Human disturbance and direct harvesting of seabirds are listed as threats to 26 and 23 of the 97 globally threatened seabirds respectively (Croxall et al. 2012). For Near Threatened and Least Concern species it is likely that human disturbance and consumption affect an even greater proportion, particularly of tropical species, for which major reductions in populations and/or breeding sites are increasingly indicated but seldom quantified, especially across the whole range of the many wide-ranging tropical seabird species (Croxall et al. 2012). Human disturbance (such as working forest operations) may occur at this site. Invasive Alien Species represent the greatest threat to seabirds globally (Croxall et al. 2012), causing adult mortality and reduced productivity owing to egg and chick predation. Alien Invasive Species are known to be present, including rats and feral pigs (Spaggiari et al. 2007). Polynesian Rat has been recorded predating adult seabirds as well as eggs and chicks (Kepler 1967). They have precipitated island extinctions in small-bodied, ground-nesting seabirds, but their impacts on larger or arboreal nesting seabirds appear to be lower (Atkinson 1985, Jones et al. 2008). Black Rat, Brown Rat, Feral Cat and Feral Goat are all plausible but unconfirmed residents. Each can potentially cause declines in seabird colonies, and ungulates can exacerbate the threat from other invasive mammals through habitat modification (Atkinson 1985, Rodríguez et al. 2006, Jones et al. 2008, Duffy 2010). Feral pigs are know to be causing severe damage to the forest habitat in the Dent de Saint-Vincent IBA, and are also know to predate on petrels in their burrows (Spaggiari et al. 2007). Overall, a range of invasive mammals are know to be present and are having a limiting effect on seabirds, or causing population declines. Seabirds are highly visually oriented and known to become disorientated at night in the presence of artificial light (Bruderer et al., 1999). On archipelagos worldwide, thousands of fledglings of different petrel species are attracted to artificial lights during their first flights from nest-burrows to the sea, a phenomenon called ‘fallout’ (Reed et al. 1985, Telfer et al. 1987, Le Corre et al. 2002, Rodríguez & Rodríguez 2009, Miles et al. 2010, Rodrigues et al. 2011). Grounded birds are vulnerable to starvation, predation, dehydration and collision with vehicles. The prevalence of this potential threat at this site is not known but it may be having a negative impact.


Recommended citation
BirdLife International (2019) Important Bird Areas factsheet: Dent de Saint-Vincent. Downloaded from http://www.birdlife.org on 16/07/2019.