MR013
Lac d'Aleg


Year of compilation: 2001

Site description
Lac d’Aleg is situated 5 km to the north-west of the town of Aleg in the south-west of the country. The lake is a closed depression in an old course of the Senegal river fed by rainwater run-off from Oued Katchi, which drains a catchment of 3,420 km². The Katchi is a seasonal watercourse which was formerly a tributary of the Senegal river, but now cut off from it by dunes. The lake is endorheic and semi-permanent and typically varies in depth from 1–2 m at the end of the dry season to a maximum of 3–4 m at the end of the rains. At its maximum size, usually attained in October, it is 22 km long and 4 km wide. The area of the lake varies considerably from year to year depending on rainfall. The vegetetation of the lake forms concentric rings in which the central zone is characterized by Echinochloa stagnina, Nymphaea lotus, N. oleracea, Ipomoea aquatica and Aeschynomene pfundii. Nearer the water’s edge Sesbania rostata, Ammania senegalensis, Cynodon dactylon and Cyperus erectus dominate, while in seasonally inundated areas Bergia suffructicosa, Alternanthera sessilisa and Glinus lotoides are common. The banks are characterized by woody species such as Balanites aegyptiaca and Capparis decidua and grasses include Cenchrus biflorus, Cyperus conglomeratus and Dactyloctenium aegyptiacum. The southern edge of the lake is bounded by the Nouakchott–Aleg road. Average annual rainfall is c.150 mm.

Key biodiversity
See Box for key species. In addition, there are occasional records of Falco naumanni, Gallinago media, Glareola nordmanni and Acrocephalus paludicola from this site. All are thought to refer to birds on passage, although the status of A. paludicola is hard to establish. More than 116,000 waterbirds were recorded here in September 1987. Merops bulocki, a species of the Sudan–Guinea Savanna biome (A04), has been recorded at this site.

le lac d’Aleg a une grande importance en tant que zones de passage et l’hivernage pour les oiseaux migrateurs, surtout les paléarctiques.

Non-bird biodiversity: None known to BirdLife International.

le comptage annuel 2020 a donné un effectif total de 73999 individus repartis en 51 espèces(dénombrement Natmau, 2020

les espèces dominantes sont : Anas querquedula 15400 individus et Canard casqué : 23400 individus

en janvier 2017,41600 individus ont été compté avec 24 espèces différentes(den Natmau, 2017).

les espèces dominantes sont: Anas querquedula( 12500individus),Plectropterus gambensis(6500 ind), Dendrocygna viduata(6580) et Himantopus himantopus(7550)

208734 individus répartis en 28 espèces ont été recensé en 2011 par la Direction des Aires Protégée et du Littoral(DAPL).

les espèces dominantes sont: Plectropterus gambensis(17500 individus), Dendrocygne viduata(32700 ind), Himantopus himantopus(13600),Anas querquedula(23800 ind), Porphyrio porphyrio(12000), Bubulcus ibis(9800ind) et Dendrocygne bicolor(9300ind).




Pressure/threats to key biodiversity
Le sol et la végétation autour du lac sont très affectés par l'agriculture de décrue traditionnelle, principalement l'élevage du sorgho qui couvre une superficie de 2 250 ha des rives exposées du lac. Cela inclut la construction de clôtures de fortune autour des champs qui créent des obstacles au vent, provoquant l'accumulation de sable. La construction de petits barrages, notamment sur l'Oued Ketchi, réduit également le volume d'eau atteignant le lac. La zone boisée d'Acacia nilotica, qui couvrait auparavant une grande partie des hautes terres autour du lac, a maintenant été largement défrichée. La végétation herbacée frangée est très surpâturée par un grand nombre d'animaux domestiques. La chasse non réglementée de la sauvagine, en particulier par une élite urbaine de Nouakchott, à trois heures de route (240 km), est un problème croissant.

Le projet Lac d'Aleg est exploité dans la région depuis plusieurs années. Il s'est concentré sur la maximisation du potentiel des ressources naturelles de la région par des initiatives villageoises à petite échelle: puits, barrages et digues, mise en place de points de vente de gaz butane, services de vulgarisation agricole, etc. Ce programme a été remplacé par le projet PARP. D’aménagement rural en zone pluviale), financé par l'Union européenne. Ses activités seront centrées sur le soutien aux microprojets, aux petites entreprises et aux coopératives locales, l'équipement et le creusage de puits, la construction de barrages et l'amélioration des routes / accès. Les impacts du développement agricole et de la construction de barrages doivent être pris en compte.
La diminution de la quantité d’eau disponible
 
L’absence d’une gestion intégrée de l’écosystème 

S’agissant de menaces, dans les environs du Lac d’Aleg, les précipitations amoindries ont entrainé le surpâturage et les surexploitations des zones de pâturage et les zones humides. Cette surexploitation se manifeste surtout dans l’exploitation quasi-totale du foret Acacia nilotica.
La même remarque vaut pour la végétation du sol : la pression continue des animaux pâturant dans la zone l’a fait disparaitre complètement.

 


Conservation responses/actions for key biodiversity

-La seule mesure forte dans cette zone est le comptage annuel et le suivi des oiseaux d'eau effectué par Nature Mauritanie. Ceci pour connaître les tendances évolutives des effectifs des oiseaux d’eau, détecter et agir sur les menaces au moment précis ainsi connaître la situation des espèces clés t leurs habitats.



Protected areas
Ce n'est pas une aire protégée

Habitat and land use
la population locale pratique l'agriculture, la pèche.

Land ownership
C'est un site non protégé

Site access / Land-owner requests
Difficile a y accéder pendant l'hivernage.


Recommended citation
BirdLife International (2021) Important Bird Areas factsheet: Lac d'Aleg. Downloaded from http://www.birdlife.org on 27/10/2021.