PF005
Vallées Maruapo, Papehue, Hopuetamai et Orofero This is an IBA in danger! 


Year of compilation: 2009

Site description
C'est un ensemble de 4 vallées encaissées contigües dans les communes de Punaauia et Paea. Bien que se trouvant dans la partie sous le vent de l'île (la plus sèche) elles bénéficient d'un régime hydrographique constant en raison de la qualité de la forêt de vallée et de moyenne montagne qui favorise la productivité primaire. L'importance de ces vallées pour le maintien de la ressource en eau de ces communes à haute densité démographique sur la côte et leur étroitesse, sans grand intérêt pour l'agriculture, a permis de les préserver.

Key biodiversity
A1 espèces menacées d’extinction • Monarque de Tahiti Pomarea nigra (CR) - le site abrite la totalité de la population mondiale que l'on estime à 30-40 individus. Il appartient aussi à la catégorie A2 (endémique de la ZOE 213). • Salangane de la Société Aerodramus leucophaeus (VU) - la vallée Papehue abrite une colonie de plus de 100 oiseaux. Elle appartient aussi à la catégorie A2 (endémique de la ZOE 213). A2 espèces possédant une aire de répartition restreinte • Ptilope de la Société Ptilinopus purpuratus - relativement commun (endémique de la ZOE 213). • Martin chasseur de Tahiti Todiramphus veneratus - commun (endémique de la ZOE 213). Autres oiseaux : l'Hirondelle de Tahiti Hirundo tahitica fréquente aussi ces vallées et nidifie au moins dans la vallée Maruapo. Dans les pentes on peut rencontrer la Marouette fuligineuse Porzana tabuensis et les falaises à l'entrée des vallées accueillent des nids de Phaéton à bec jaune Phaethon lepturus.

Non-bird biodiversity: Ces vallées abritent aussi des escargots endémiques protégés (Partula clara, Partula hyalina, Samoana attenuata), menacés d'extinction par l'escargot cannibale introduit Euglandina rosea. On y trouve également des plantes endémiques rares ou menacées (Christiana vescoana, Ochrosia tahitensis, Ixora sp., Pisonia tahitensis), des plantes indigènes rares et menacées (Tabernaemontana pandacaqui, Serianthes myriadenia, Sapindus saponaria) et une plante protégée (Santalum insulare var. insulare).



Conservation responses/actions for key biodiversity
Encore largement répandu dans toutes les vallées de l'île de Tahiti au début du XXème siècle, le Monarque de Tahiti ne se rencontre plus que dans ces quatre vallées de Tahiti, où il reste menacé de disparition à court terme en raison de la prédation des couvées dans les nids par les rats noirs. Le rôle négatif des oiseaux introduits comme le Martin triste et le Bulbul, qui y sont présents n'est pas clairement établi mais il est certain qu'ils causent un dérangement auprès des Monarques qui défendent leur territoire contre les intrusions d'autres oiseaux. Le Monarque de Tahiti fait l'objet depuis 1998 d'un programme de sauvegarde mené par la Société d'Ornithologie de Polynésie Manu par le biais de la dératisation des sites de reproduction et du suivi rapproché de tous les individus connus pendant la période de reproduction (juillet à décembre) pour connaître le taux de réussite des nichées. Ce programme financé par le gouvernement de Polynésie française a permis de stabiliser la population (environ 30 à 40 individus dont 16 suivis régulièrement dans les zones accessibles) et de rajeunir les effectifs. Depuis 2004 on constate la réoccupation d'anciens territoires abandonnés. 61 Il devra être poursuivi sans relâche tant qu'un site exempt de Rats noirs n'aura pas été identifié pour y envisager une réintroduction (sur le modèle de ce qui a été fait aux îles Cook pour le Monarque de Rarotonga) ; deux îles pourraient être candidates, Meetia aux Îles-du-vent après réhabilitation (éradication des rats, des cochons et des chèvres) ou Raivavae aux Australes après confirmation de l'absence de Rat noir.


Recommended citation
BirdLife International (2020) Important Bird Areas factsheet: Vallées Maruapo, Papehue, Hopuetamai et Orofero. Downloaded from http://www.birdlife.org on 26/02/2020.