NC014
Goro Jé et haute vallée de la rivière Amoa


Year of compilation: 2007

Site description
L’IBA centrée sur son point culminant, le Goro Jé (948 m), est délimitée au sud par la rivière Amoa et au nord par la Oua Mendiou. Au nord-ouest, l’IBA s’appuie sur les plantations de Pinus caribaea du plateau de Tango. A l’ouest, elle s’étend jusque dans la vallée de la Koné, sur les flancs ouest du Pwêrêpé Pwêî. L’est de la zone, autour du Goro Jé, est constitué d’un socle péridotitique et sur ces terrains miniers se développent des forêts riches en Araucarias. Ailleurs on trouve principalement des schistes sur lesquels pousse un massif forestier assez hétérogène englobant de vastes savanes, caractérisées par de nombreuses forêts galeries se maintenant dans le fond des vallées. C’est au sud du Goro Jé que le couvert forestier est le plus conséquent, la forêt humide descendant jusque dans le lit de la rivière Amoa.

Key biodiversity
Cette IBA a fait l’objet d’une étude moins approfondie que d’autres. Seuls 23 points d’écoute ont pu y être effectués et uniquement sur les flancs sud et ouest du massif. Néanmoins, elle abrite 33 espèces terrestres. Aucune espèce marine n’y a été contactée même si l’on peut imaginer que le massif héberge probablement l’une des espèces de pétrels. On compte 23 espèces à répartition restreinte. On dénombre 16 des 19 espèces endémiques visibles sur la Grande Terre ainsi que 16 sous-espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie. L’IBA abrite encore le Cagou (J-P. Butin comm. pers. 2005). La Perruche cornue y a été contactée et y est assez bien représentée (20 % des points) tout comme l’Echenilleur de montagne entendu, à l’ouest, vers les sources de l’Amoa. La majorité des espèces d’oiseaux forestiers y sont présentes à l’exception de la Perruche calédonienne qui est toutefois assez commune à une dizaine de kilomètres (dans l’IBA de forêt Plate) et qui pourrait donc habiter la zone.

Non-bird biodiversity: Une belle forêt de Kaoris (Agathis sp.) peuple le fond de la vallée de l’Amoa.



Pressure/threats to key biodiversity
L’identification des menaces et la planification des enjeux de conservation sur cette IBA nécessitent des études plus approfondies. L’une des menaces les plus fortes est sans doute le projet d’ouverture d’une mine dans le fond de la vallée de l’Amoa (S. Boengkih, comm. pers. 2006). Il est impératif de préciser la nature de ce projet et le cas échéant, de s’intégrer au plus vite dans le processus de consultation pour y dispenser informations et mises en garde. Lors des prospections ornithologiques, d’importants dégâts, causés par les cerfs et cochons, laissent penser que ces deux espèces introduites sont abondantes dans ce massif, particulièrement sur les versants sud. L’accès au cœur du massif est assez difficile. Toutefois des pistes permettent d’en gagner la périphérie, à partir du plateau de Tango ou du milieu de la vallée de l’Amoa. En dehors de ces zones, la chasse semble y être limitée. Il conviendra de contrôler l’accès à ces pistes. Il sera aussi important de confirmer la présence du Cagou, présence qui est la raison principale du classement de la zone comme IBA et qui devrait permettre de focaliser géographiquement les efforts de protection. L’activité de chasse pourrait être gérée de façon raisonnable sur les secteurs occupés par l’espèce mais on peut espérer que les difficultés d’accès aux forêts des alentours du Goro Jé, où l’espèce a été observée pour la dernière fois, lui confère encore une protection naturelle qui le préserve. D’autres actions à entreprendre pour la conservation de cette IBA sont consignées dans le paragraphe sur les recommandations générales.


Recommended citation
BirdLife International (2020) Important Bird Areas factsheet: Goro Jé et haute vallée de la rivière Amoa. Downloaded from http://www.birdlife.org on 29/11/2020.